vendredi 13 janvier 2012

Haile Gebrselassie

Ragot ou nouvelle rumeur ?

Publié le 24/11/2011 à 09h30, 
Photo Gilles Bertrand
Un manager américain a retrouvé la trace d'un ami d'enfance de Haile Gebrselassie. Celui-ci âgé de 44 ans soutiendrait que le recordman du monde du marathon aurait approximativement le même âge que lui. Confirmant là toutes les rumeurs déjà entendues.
En Ethiopie, le sujet est tabou mais toute la petite communauté de la course à pied s’accorde à penser et à soutenir que la date de naissance figurant sur le passeport de Haile Gebrselassie est fausse.
A Addis Abeba, ce n’est pas une simple rumeur, certains osant même l’affirmer en catimini comme Richard Nerurkar, cet ancien marathonien vainqueur d’une Coupe du Monde, installé en Ethiopie et qui longtemps géra les courses de Gebre au sein de la structure Great Ethiopian Run.
Mais pour étayer ces affirmations, jamais personne n’a pu avancer des preuves certaines pour confirmer que le recordman du monde du marathon n’aurait pas 34 ans mais plus de 40 ans.
Récemment, un manager américain Matt Turnbull, a retrouvé la trace d’un ami d’enfance de Haile ayant passé une partie de sa jeunesse dans le même village de la province d’Arsi, aux côtés de celui qui deviendra le plus grand coureur que l’on connaît. Il s’agit de Hirpasa Lemi, le mari de Berhane Adere.
Or celui-ci âgé de 44 ans (né en 1967) soutient mordicus que Haile a approximativement le même âge que lui. Bien sûr, lui aussi, il faut le croire sur parole car il n’a aucun document prouvant ces dires. Documents officiels que personne n’est en mesure de fournir car fin des années 60, l’état civil était en Ethiopie totalement déliquescent avec des registres de naissance n’existant pas dans les villages reculés sur ces hauts plateaux, à 300 km au sud de la capitale.
Au fond, que Haile est 34 ou plus de 40 ans, cela change peu de chose, sauf qu’il n’était peut être pas juniors au Mondial de cross disputé à Boston en 1992. Cela confirme juste l’extrême motivation et  détermination de ce coureur au talent hors du commun qui a su gérer sur le long terme une carrière exceptionnel. Les 2h 03’59 », record du monde de la distance constituent peut être également le record du monde vétéran…Qui pourrait le croire ?


Haile Gebrselassie est l'un des meilleurs fondeur de l'histoire avec l'un des plus beau palmarès mondial. Il a battu de multiples records du monde sur 5000 mètres (12'39''36) et 10 000 mètres (26'22''75) avant de se faire dépossédé de ses records . En 2006, il a battu trois records du monde sur 20 kilomètres (56'18), semi-marathon (28'55) et 25 kilomètres (1h11'17). En 2007, à Ostrava, il améliore les records du monde du 20 000m (56'26) et de l'heure (21,285km) établis en 1991 par le mexicain Arturo Barrios. Mais surtout cette année là, il bat le fameux records du monde du marathon en 2h04'26 à Berlin c'est-à-dire 2'56 de moyenne au kilomètre et un peu moins de 29'30 de moyenne au 10km. Tout simplement exceptionnel ! Sa victoire aux J.O. de Sydney sur 10 000 mètres devant paul tergat fut mémorable grâce à la dernière ligne droite où il gagne dans les tous derniers mètres.  Le premier homme sous les 13' au 5000m et sous les 27' au 10 000m n'est pas seulement un athlète. Il est aussi un homme d'affaire en Ethiopie où il gère salles de sport et complexes immobiliers. Dans son pays où il est véritablement adulé, certains le voient comme un futur président de l'Ethiopie même s'il se refuse pour le moment un rôle politique.
 
Palmarès :
Champion Olympique du 10000 mètres en 1996, 2000.
Champion du monde du 10000 mètres en 1993, 1995, 1997, 1999.
Vice Champion du monde du 10000 mètres en 2003.
Vice Champion du monde du 5000 mètres en 1993.
3ème aux championnats du monde au 10000 mètres en 2001.
 
Records du monde :
10 kilomètres: 27'02 (battu depuis).
20 000 mètres : 56'26 
(battu depuis).20 kilomètres : 55'48 (battu depuis).L'Heure : 21,285 km.Marathon : 2h03'59.


Blog de omsportpassion :Soyons et parlons sports, C’est reparti pour Gebreselassie
Moins d'un mois après son abandon sur blessure au marathon de New York, qui avait entraîné sa décision d'arrêter sa carrière, l'Ethiopien Haile Gebreselassie a repris l'entraînement. «J'ai repris normalement et mon genou ne m'inquiète plus», a affirmé le double champion olympique via un message posté sur Twitter. Gebreselassie était rapidement revenu sur sa décision de prendre sa retraite sportive puis avait confirmé sa participation au marathon de Tokyo, le 27 février. (Avec AFP)
Je suis très heureux de cette nouvelle et j’espère qu’il ira jusqu’au Jo de Londres en 2012.


Blog de omsportpassion :Soyons et parlons sports, Haile renonce à prendre sa retraite !
Haile Gebreselassie est revenu sur sa décision : il continuera à courir en compétition. Le recordman du monde du marathon avait annoncé qu'il mettait un terme à sa carrière après avoir abandonné au marathon de New York, blessé au genou. Mais très vite, il avait nuancé ses propos, en disant vouloir réfléchir. «Dimanche, il s'est rendu à Wollega (Ethiopie) où une course avait lieu, et il a déclaré qu'aussi longtemps qu'il serait en bonne santé, il continuera à courir», a expliqué son entraîneur, Woldemeskel Kostre.
Blog de omsportpassion : Soyons et parlons sports, Haile renonce à prendre sa retraite !
A 37 ans, le recordman du monde du marathon et double champion olympique du 10.000 mètres est considéré comme le plus grand athlète de tous les temps sur les courses de fond, en ayant battu pas moins de 27 records du monde. Selon la télévision éthiopienne, Gebreselassie a indiqué qu'il comptait continuer la compétition jusqu'aux Jeux olympiques de Londres en 2012.
Blog de omsportpassion : Soyons et parlons sports, Haile renonce à prendre sa retraite !

Il avait déja annoncé son retrait en 2004 après n'avoir pu obtenir de médaille aux Jeux d'Athènes et était rapidement revenu sur sa décision.
Blog de omsportpassion : Soyons et parlons sports, Haile renonce à prendre sa retraite !
Après 3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42 km de course à pied, voici comment on termine un triathlon iroman : sur les rotules.

La fin d’une légende ???

Blog de omsportpassion :Soyons et parlons sports, La fin d’une légende ???
Les 25 kms courus dimanche dernier à New-York étaient ses derniers. «Je me retire ... Il est temps de faire autre chose et laisser la place aux plus jeunes coureurs», a déclaré Haile Gebreselassie, encore sous le choc, en conférence de presse. C'est un véritable coup de tonnerre qui s'est abattu sur Manhattan le week-end dernier. Contrait à l'abandon en raison d'une blessure au genou, l'Ethiopien a dans la foulée mis un terme à une carrière sans égal dans l'histoire de l'athlétisme.
Après plus de 20 ans à sillonner les pistes de la planète, c'est donc avec plein de sagesse qu'il a décidé de tourner la page : «Je n'aurais jamais pensé me retirer, mais pour la première fois je pense que le jour est venu. Laissez-moi arrêter ma carrière et me consacrer désormais à autre chose». Gérant de plusieurs intérêts en Éthiopie, dont un concessionnaire automobile, un cinéma et un hôtel récemment ouvert, sa reconversion semble déjà toute tracée.
JO 1996
JO 2000
A 37 ans, l'enfant d'Arsi a décidé de raccrocher les baskets, huit ans après avoir rangé les pointes. Double champion olympique du 10 000 mètres à Atlanta en 1996 et à Sydney en 2000, quadruple champion du monde de la distance entre 1993 et 1999, Gebreselassie laisse une empreinte indélébile dans la grande famille de l'athlétisme. Des plaines arides éthiopiennes, où il parcourt enfant une dizaine de kilomètres en courant pour se rendre à l'école, aux avenues de la Grande Pomme, il s'est imposé comme le plus grand coureur de fond de tous les temps.
13 Marathons disputés : 9 victoires, 2 records du Monde.
25 records du Monde dont 4 tiennent toujours avec notamment celui du Marathon en 2h3’59’’ à Berlin en 2008.
Je ne crois pas en cette retraite, je pense qu’il ira aux JO de Londres de 2010

Né le18 avril 1973 à Arssi. L'un des meilleurs coureurs de fond de notre époque, il court dorénavant sur marathon, après avoir passé le flambeau à son dauphin Kenenisa.

Jeux Olympiques

    Médaille d'or sur 10000 m en 1996 et 2000.

Championnat du Monde

     Médaille d'or sur 10000 m en 1993, 1995, 1997, 1999
     Médaille d'argent sur 10000 m en 2003.
     Médaille d'argent sur 5000 m en 1993.
     Médaille de bronze sur 10000 m en 2001.

Route

     Champion du monde de Semi-Marathon en 2001

Salle

     Champion du Monde Indoor du 3000 m en 1997 et 1999
     Champion du Monde Indoor du 1500 m en 1999



 Très actif et volontaire, il investit tout son argent au pays, dans la construction d'écoles et de centre commerciaux qui génèrent de l'emploi,
tout comme Derarte Tulu. Il est un modèle pour des milliers de jeunes éthiopiens qui rêvent de s'en sortir comme il l'a fait.
 Il organise des courses de recrutement pour découvrir de nouveaux talents, et leur permettre de rejoindre les centres d'entraînement.



 Détenteur de 15 records du monde tout au long de sa carrière, il se consacre maintenant au marathon, distance sur laquelle il a réalisé 2h06'35 à Londres en 2002.
 Il vaut aussi 59'41 sur semi (Lisbonne 2002)


 

Son sourire restera marqué longtemps dans les mémoires, comme ici lors de sa victoire aux championnats du monde en 1995.


  Quasiment aussi important que la manière de s'entraîner, la manière de s'alimenter joue un grand rôle sur les performances des athlètes.
Une bonne alimentation fait partie d'une bonne hygiène de vie, au même titre que le sommeil par exemple.
 Cela est valable pour tout le monde, mais les sportifs doivent y faire plus attention, car leurs besoins sont accrus du fait de leur activité sportive.
 Durant l'effort, le corps a besoin d'énergie qu'il faudra restituer lors des repas consécutifs. C'est le sucre en réserve qui est transformé en énergie pendant l'effort, accompagné d'un faible pourcentage de graisses.

 L'athlète doit donc composer ses menus de manière à recevoir un gros pourcentage de ses calories sous forme de sucres lents, qui iront se stocker dans les muscles et dans le foie en prévision des prochains entraînements.

Avant une compétition ceci est encore plus important, car l'effort va soliciter beaucoup d'énergie, il faudra donc assurer en ayant de bonnes réserves.
 C'est surtout l'avant veille de la compét que le menu devra contenir beaucoup de sucres lents, mais aussi la veille. Un plat de pâtes Al dente (très important, si les pâtes cuisent plus, elles n'apportent plus que des sucres rapides), un plat de riz (de même très peu cuit, pour la même raison), de l'Ugali (pour les puristes kenyans), ou bien n'importe quel plat bien fourni en céréales ou en légumes secs. Veiller aussi à bien s'hydrater, car pour stocker les molécules de glycogène, le corps à besoin d'eau.

Il faut aussi veiller à son apport en vitamines et minéraux, car les carences sont plus fréquentes chez les sportifs qui ont beaucoup plus de pertes que els sédentaires, surtout en période d'entraînement intensifs. Un régime alimentaire riche en fruits et légumes palie facilement à ces éventuelles carences. C'est surtout le fer qui peut poser un problème, car celui ci intervient dans le transport de l'oxygène vers les muscles, son manquement est donc très génant pour nous sportifs. Veiller à consommer des lentilles une fois par semaine, ainsi que des viandes comme le boudin, mais sans excès (car trop riche en graisses).

 Les protéines sont aussi très importantes, puisque ce sont elles qui constituent" les briques de construction" de nos muscles, et de nos corps en général. En consommant des légumes secs (pois chiches, haricots, lentilles, pois etc...), vous jouez sur les deux tableaux : apport important en protéines, et apport en glucides lents pour l'énergie. En consommant céréales et légumes secs on arrive à avoir des protéines de qualité supèrieure à celles de la viande ou du poisson. Les algues sont aussi interressantes sur ce point de vue, car outre le fait qu'elles sont pauvres en graisse, très riche en protéines, elles contiennent des quantité impressionnantes de fer et de zinc, et de nombreuses vitamines. Attention tout de même à l'excès de protéines (1g par kilo de poids, jusqu'à 2g/kilo lors d'entraînements très physiques), car cela provoque une carence en calcium (car ce minéral est nécessaire pour dégrader les protéines).





 Certains athlètes tombent dans le piège du dopage, attirés par le gain rapide d'argent qui s'offre à ceux qui réussissent. Les sprinters ne sont pas les seuls à se doper, le demi-fond est aussi très entaché par ce fléau. Les décisions prises contre les médecins qui fournissent les produits, mais aussi contre les athlètes qui les prennent sont souvent longues à venir. Ces individus devraient être interdits de course à vie, tant le mal qu'ils font aux vrais athlètes est important.

 Citons par exemple le belge (marocain) Mohammed Mourhit, double champion du monde 2000 et 2001 de cross country mais aussi détenteur de trois records européens (3000m, 5000m et 10000m), qui a par deux fois été controllé positif à l'EPO et à un diurétique.

 Le marocain Brahim Boulami, qui avait battu le records du monde du 3000m steeple par deux fois, l'analyse a prouvé que la veille du meeting de Zurich (durant lequel il établissait le nouveau record en 7'53''17), qu'il été positif à l'EPO. Dans son cas la fédération marocaine est complice du dopage, elle l'a en effet blanchi... alors que l'IAAF l'avait suspendu pour 2 ans.

 Mais aussi l'algérien Ali Said Sief, vice champion du monde du 5000m à Edmonton, controllé positif à la nandrolone. Sa médaille lui a été bien évidemment retirée, mais qu'en est il des prize-money empochés au dépend des autres athlètes non-tricheurs ?

 La France n'a pas à faire la morale car Fouad Chouki qui malgré une blessure au mollet courrait comme un lapin lors des championnats du monde 2003, se faisait controller positif après la course (EPO).

 La liste des athlètes concernés est hèlas très (trop) longue.. mais ces athlètes méritent ils l'honneur qu'on les appellent encore "champions" ou même "athlètes" ? La plupart crient leur innocence, invoquant des raisons plus ou moins valables, pourtant les tests ne se trompent qu'extrement rarement, et jamais deux fois. Mais le dopage ce n'est pas seulement des produits "lourds" comme l'EPO ou la nandrolone, le dopage commence dès les catégories jeunes, sous différentes formes (ventoline, caféine, additifs douteux...).

 Si vous pratiquez un sport, affrontez les autres coureurs en les respectant, c'est à dire sans tricher, cela devrait être inutile de le rappeller, mais en voyant le triste spectacle que nous offrent les professionels, il est bon de le répeter. Votre progression passe par de l'entrainement, de la volonté et du courage, mais jamais par des produits.


Les principes de l’entraînement

   L’entraînement est un terme général qui regroupe un grand nombre de réalités. Celui-ci diffère évidemment selon la pratique et la spécialité sportive de l’individu, mais aussi selon les caractéristiques personnelles du sujet entraîné.
  En course athlétique, l’entraînement repose depuis les années 1970 sur des méthodes qui permettent de travailler l’une ou l’autre des filières énergétiques (aérobie, anaérobie lactique, anaérobie alactique).

  Le demi-fond et notamment ici la distance de 1500m regroupe (caricaturalement) deux grandes filières : La filière aérobie (effort sous la dépendance d’apport en dioxygène) et la filière anaérobie lactique (effort n’utilisant pas le dioxygène et produisant de l’acide lactique).
 Il s’agit alors de travailler spécifiquement ces deux filières et c’est la réunion de ces différents travaux qui permettra au coureur de progresser.

  Nous allons alors tenter de mettre en lumière les principes physiologiques généraux, puis nous mettrons en évidence les caractéristiques de l’entraînement qui s’y rapportent.


I) Principes Généraux

Il existe trois grandes filières énergétiques qui permettent, par dégradation de substrats, la resynthèse d’ATP, unique source d’énergie de la contraction musculaire.

Le processus normal est appelé filière aérobie car les réactions chimiques en question s'effectuent en présence d'oxygène. Dans cette filière, les glucides, les lipides et éventuellement les protides seront dégradés au sein de ce que l'on appelle des mitochondries (cycle de Krebs) et chaque molécule de substrat utilisé produira alors de nombreux ATP (1 molécule de lipide peut donner près de 400 ATP). Les produits terminaux de cette filière sont du gaz carbonique et de l'eau.

Cette filière présente l'avantage de produire un grand nombre d’ATP et de ne pas générer de produits terminaux toxiques mais sa puissance est limitée et son délai de mise en route important. Ainsi, lors d'une activité d'intensité élevée ou nécessitant un apport énergétique rapide, l'organisme devra re-synthétiser l'ATP autrement.

La filière anaérobie lactique portant également le nom de glycolyse anaérobie lactique est pour l'organisme un moyen (supplémentaire) de se fournir de l'énergie dans des quantités plus importantes et avec un délai de mise à disposition plus court que par la seule filière aérobie. L'oxydation du glucose se fera alors en l'absence d'oxygène : la molécule de glucose devenant alors deux molécules d'acide lactique. La réaction s'arrête là et l'acide lactique, produit terminal de cette réaction va s'accumuler et augmenter l'acidité cellulaire, laquelle va finir par perturber l'activité musculaire si elle dépasse un certain stade. Il faut noter que cette filière est peu rentable au vu du nombre d'ATP produit par unité de substrat utilisé (2ATP seulement pour le glucose provenant de la circulation sanguine, 3 ATP pour le glycogène cellulaire) et est d'une endurance limitée. L'acide lactique devra de plus être évacué.

L'organisme a à sa disposition un troisième système lui permettant la re-synthèse de l'ATP. Il s'agit de la filière anaérobie alactique.

Comme son nom l'indique, celle-ci s'effectue en l'absence d'O2 et sans produire de lactates. (la re-synthèse de l'ATP s'effectue à partir de la créatine phosphate qui est présente au sein même de la cellule au repos). Elle sera mise à contribution dans le cadre d'efforts violents nécessitant une énergie immédiate (puissance disponible très importante et délai de mise en route nul).

L’engagement de l’une ou l’autre des filières dépend donc de l’intensité de l’exercice, c’est à dire de la vitesse développée au cours de l’effort. C’est ce que résume le schéma suivant :



LES FILIERES ENERGETIQUES



 

 

 


 

Néanmoins, il est important de souligner que ces trois filières fonctionnent en même temps mais en fonction de l'effort fourni, l'une ou l'autre devient prioritaire.
II) Filières et entraînement


1-Le travail aérobie

Travail de capacité

La capacité aérobie constitue le « réservoir » aérobie d’un individu. Cela représente son endurance générale et sa capacité à maintenir un effort relativement peu coûteux mais prolongé. On la mesure principalement avec l’outil « Vitesse Aérobie Maximale » qui exprime alors la quantité d’effort maximal qu’un sujet peut subir en présence d’oxygène.
Selon Antoine Gaultier, dans la revue sciences et vie, « pour augmenter la fourniture d’énergie aérobie, il faut toujours travailler à 90 ou 100% de la VO2max ».
Ainsi, sur des séances de distance cumulée de 3000m, exercices allant de 200 à 1000m à 95 ou 100% de la Vitesse aérobie maximale (VAM).
La récupération est active et relativement courte.
Exemple de séance : 3x1000 en 3’20 avec 4’ de récupération (active)

 Travail de puissance

Par comparaison au réservoir aérobie que constitue la capacité, la puissance peut être qualifiée de « robinet ».
Autrement dit, cela permet d’augmenter le pourcentage de VAM déployé lors de la course. Il s’agit alors de répéter un grand nombre de fois des exercices courts et peu intenses, et ce avec très peu de récupération, dans le but de faciliter les adaptations cardio-circulatoires.
Eric Jousselin, chef du département médical à l’INSEP remarque qu’ « il est beaucoup plus facile d’augmenter son seuil anaérobie que sa VO2max » et souligne que le travail doit passer par du « fractionné doux ».
Exemple de séance : « 15/15 ». Sur 80m, je réalise 15 secondes de course puis récupération de 15 secondes.

2-Le travail lactique

Travail de capacité

L’intérêt ici est de repousser le seuil de tolérance des muscles à l’acidité. Le travail de capacité acide permettrait alors d'améliorer la diffusion de l'acidité (expulsion en dehors de la cellule) et sa métabolisation (neutralisation des protons H+). Il s'opposerait donc à la montée acide. En conséquence, le niveau acide atteint et le taux d'acide lactique accumulé dans le muscle seraient moins élevés pour un même niveau de production. Cet effet est connu sous le terme de « capacité tampon ». (Sharp et al, 1986).
Exemple de séance : 5x200 en 26,27s avec une récupération non active de 6 minutes.



Travail de puissance

Elle augmenterait la quantité totale d'énergie libérée en absence d'oxygène. L'objectif est d'ouvrir plus grand le robinet acide. Ce type de travail provoque d'importants taux d'acide lactique et une acidité record. Il interviendrait en priorité sur l'aptitude du muscle à produire de l'énergie malgré l'acidification grandissante. Suite à un entraînement de la filière acide, la quantité d'enzymes (phosphorylase, PFK, LDH...) assurant les processus de dégradation des substrats augmenterait de manière marquée.
Exemple de séance : 10x100 entre 12 et 13s avec une récupération non active.


CAPACITE ET PUISSANCE DES FILIERES ENERGETIQUES



Chaque filière peut être schématiquement représentée de la sorte. Il apparaît alors plus clairement l’intérêt d’augmenter la taille « réservoir », mais aussi l’ « écoulement », c’est à dire le « débit », ou le « robinet ». D’où l’importance d’un travail de capacité et de puissance dans chaque filière.
Le 21 novembre 2000, une légende de l'athlétisme est partie arpenter les pistes célestes.
"C'est un triste jour pour le monde du sport, qui a vu en Zatopek toutes les vertus d'un champion, mais aussi pour les gens qui ont reconnu en lui, un homme loyal, un défenseur intransigeant des principes fondamentaux de la dignité et de la liberté de l'individu". Cet hommage est celui rendu par le président de l'IAAF Lamine Diack.
On pourrait dire que ce type de discours est classique lors d'hommages rendus à de grands sportifs. En ce qui concerne Zatopek, tout au long de sa vie, il sut bâtir à la fois un palmarès incomparable avec une vision de la vie tout aussi remarquable.
Emil Zatopek est considéré comme un des plus grands athlètes de la seconde moitié du 20ème siècle. Son palmarès sportif est des plus élogieux, mais plus grand encore est l'homme en lui-même.
 
L'entraînement :
Emil Zatopek est né le 19 septembre 1922 à Koprivnice, en Tchécoslovaquie. Fils d'un charpentier il est le 7ème enfant d'une famille de 8. A l'âge de 16 ans, il quitte la maison pour travailler dans une fabrique de chaussures. Il découvre la course à pied lors d'un cross, qu'il ne fait pas vraiment de son plein gré, où il donne tout ce qu'il a, et termine à la seconde place. Cette performance le fit remarquer par un entraîneur du club local. Un des entraînements parmi les plus durs de l'histoire de l'athlétisme allait débuter.
Si Nurmi avait inventé la course au chronométrage, Zatopek quant à lui fit évoluer la méthode d'entraînement.
Il s'aventura dans de nouveaux procédés. Ne voulant pas rentrer dans des entraînements classiques, il se mit à s'entraîner très durement ce qui forgea sa légende.
Là où les autres militaient pour les deux entraînements hebdomadaires, Zatopek plébiscitait la multiplication des exercices : travaux physiques, sprints et longues distances.
Il associa le quantitatif au qualitatif, l'intervalltraining cher aux allemands à l'entraînement naturel des Suédois.
Pour Paul Martin, auteur de "100ans de Jeux olympiques", "l'entraînement de Zatopek est poussé à un tel degré qu'il pourrait couvrir une distance double de celle qu'il vient de parcourir victorieusement".
Il enchaînait les distances à n'en plus finir. Des séances telles que 40 X 400m avec 2 minutes de récupération ou 50 X 200m étaient monnaie courante. Cette préparation lui avait été inspirée par Nurmi. "J'ai entendu que Paavo Nurmi, en une heure, était capable de courir 4 X 400m dans de très bons temps," expliquera-t-il plus tard "je pensais que si je faisais 6 X 400m, plus que Nurmi, et si je courais une plus courte distance, 100m, à pleine vitesse en récupérant non pas assis mais en trottant et ceci plusieurs fois de suite, je serais fort en course".
"Quand j'étais jeune, j'étais très lent. Je pensais que je devais apprendre à courir vite en faisant des 100m, alors j'ai commencé par faire 20 x 100m, je revenais lentement, très lentement. Les gens m'ont dit Emil, tu es fou, tu t'entraînes comme un sprinter !"
En plus de séances très longues et assez dures, Zatopek n'hésitait pas à "utiliser" son environnement. Les hivers tchécoslovaques n'étaient pas des plus séduisants. Il lui arrivait de courir dans les bois recouverts de neige profonde, avec des bottes de l'armée. Il courait volontiers ainsi : "quand vous vous entraînez avec des bottes, et qu'en compétition vous avez des chaussures légères, waouh…."
A propos de sa méthode d'entraînement, Zatopek disait "pourquoi devrais-je courir lentement ? Je sais déjà courir lentement. Je veux apprendre à courir vite. Tout le monde m'a dit Emil tu es un imbécile. Mais quand j'ai gagné mes premiers championnats d'Europe, les gens dirent "Emil, tu es un génie !""
Dans une interview récente donnée au "Runner's World Daily" Zatopek disait à propos des coureurs "modernes" : "les athlètes d'aujourd'hui ne sont plus de simples athlètes. Ce sont le centre d'une équipe (docteur, scientifique, entraîneur, agent…..). Ma course était très simple. Je ne me souciai pas de mon style, de mon apparence, il y avait des records à battre. Deux mois avant les jeux de 1952, les docteurs m'ont dit que je ne devais pas concourir. J'avais une infection au niveau d'une glande de mon cou. Je ne les ai pas écoutés et que s'est-il passé ? trois médailles d'or ! Le sportif, le vrai sportif, sait ce qui se passe en lui. Haile Gebresselassie m'impressionne beaucoup, il semble courir avec ses sensations".
 
Des exploits inégalés :
 Ces entraînements, très poussés pour l'époque, ont permis à Zatopek de se construire un palmarès impressionnant :
- 4 titres olympiques dont 3 en 1952, sur 5000m, 10000m et marathon.
- 18 records du monde, allant du 5000m au 30km. Il fut le premier à faire moins de 29' au 10000m (28'54''2) et le premier homme à parcourir plus de 20km dans une heure (20.052m). Lors de ce record, ses temps à chaque 10 000m furent respectivement de 29'53 et 29'58. A cette époque seul 5 coureurs avaient courus un 10000m en moins de 30 minutes….
Mais son plus grand moment de gloire il le connut lors des jeux olympiques de 1952 à Helsinki, pays de Nurmi. Le pari : gagner trois médailles d'or dans la même olympiade.
Le 5000m fut la première épreuve à laquelle il participa. Cette distance lui posait des problèmes d'un point de vue tactique. Devait-il mettre un train très soutenu depuis le début ou se laisser emmener jusqu'à la fin, pour finir par un sprint ? En général, sa tactique était de placer des accélérations jusqu'à ce que ses adversaires cèdent.
Au départ de cette finale, se trouvent les meilleurs coureurs du moment. Le Belge Gaston Reiff, l'Anglais Chris Chataway, l'Allemand Herbert Schade et le Français Alain Mimoun. Le premier à lâcher prise fut, contre toute attente Reiff. Schade continua à mener la course comme il le faisait depuis le départ. A 300m de l'arrivée Chataway accélère et prend la tête, Mimoun lui emboîte aussitôt la foulée et reste derrière lui. Zatopek et Schade sont en difficulté. Mimoun reste calé derrière Chataway et ne veut pas le doubler. A 200m, il se décide enfin à le passer, cette hésitation permis à Zatopek de revenir sur les deux hommes de tête. Dans son style si caractéristique, tête penchée sur le coté, visage grimaçant, il passe Schade, Chataway qui chutera sur la lice quelques mètres plus loin, puis Mimoun dans le dernier virage. Personne ne pourra revenir sur celui que l'on surnomme la "locomotive tchèque". Lancé sur les rails de la gloire (28'' au dernier 200m), il gagne cette course en 14'06''6 devant Mimoun (14'07''4) et Schade (14'08''6). Pour parachever cette journée, Zatopek assista au triomphe de sa femme, lors de l'épreuve du javelot.
Le 10000m sera pour lui une formalité. Il gagne en 29'17, 15" devant Mimoun.
Dernière épreuve de son pari fou, le marathon. C'est la première fois qu'il participe à cette épreuve. Une heure après le départ, alors qu'il se trouve en tête avec le recordman du monde, l'Anglais Jim Peters, Zatopek lui dit "l'allure est trop rapide, non ?" Peters lui répondit "non, c'est trop lent". Zatopek accéléra alors et gagna son premier marathon en 2h23, avec plus de deux minutes d'avance devant un argentin, Peters ayant subit une lourde défaillance au 37ème kilomètre.



Un style atypique, un caractère en or :Tout comme sa personnalité, le style de course de Zatopek était atypique. Son visage était comme crispé de douleur, sa tête était penchée sur le coté, comme souffrant d'un torticolis, les épaules étaient hautes.
Larry Snider, qui fut notamment l'entraîneur de Jesse Owens, dit de Zatopek et de son style "il fait tout faux mais il gagne !".
Pour Paul Martin, "ses grimaces étaient la preuve de la déconcentration absolue de tous ses muscles inutiles. Il ne peine pas dans l'effort.". Zatopek disait à propos de son faciès en course "je n'avais pas assez de talent pour courir et sourire en même temps".
En 1948, après 12 ans d'arrêt pour cause de bêtise humaine, les jeux olympiques eurent lieu à Londres. "Après ces années sombres, les bombardements, les tueries, les privations, la renaissance des jeux olympiques sont comme si le soleil ressortait…… Je suis allé au village olympique et soudain il n'y avait plus aucune frontière, plus de barrières. Juste des gens qui se rencontraient. Des gens qui avaient juste perdu 5 ans de leur vie se retrouvaient à nouveau".

A l'inverse de Nurmi qui était très renfermé, Zatopek était très ouvert, sympathique, sociable. Il parlait facilement avec les journalistes, les autres concurrents. Cela ne le dérangeait pas de discuter de ses entraînements : ce n'était pas "un secret". Le sourire était un des principaux traits de caractère de Zatopek.
Il s'était lié d'amitié avec de nombreux sportifs pendant ses années de compétition, amitiés qui ont souvent perduré après sa carrière athlétique. Mimoun faisait notamment parti de celles-ci. Zatopek le félicita suite à son triomphe au marathon olympique de 1956 où lui-même terminait 6ème. "Alain, tu es vraiment un héros, toujours second dans nos dernières confrontations, tu es champion olympique, bravo".
Cette course marqua par ailleurs l'arrêt de sa carrière.
D'une grande générosité, il alla même jusqu'à offrir une de ses médailles d'or à Ron Clarke, un des plus grands coureurs des années 60 qui n'avait malgré ses nombreux records jamais gagné l'or olympique.

  
La chute d'un champion :A la libération de son pays, il s'engagea dans l'armée où il bénéficia de facilités pour se préparer. Suite à ses nombreux exploits, il fut promu colonel dans l'armée tchécoslovaque.
Mais lorsque arriva le printemps de Prague, il protesta contre l'invasion des chars russes. Le gentil frère russe n'apprécia pas son attitude. La sanction ne se fit pas attendre. Quelques jours plus tard, le Tchèque fut exclu de l'armée, du parti communiste et envoyé dans les mines d'uranium de Jachymov pendant six ans et pour 1200 francs par mois. Il n'était, bien entendu, pas autorisé à voyager. Il fit différents "métiers" - on le vit éboueur dans les rues de Prague -. Mais très vite, il fut envoyé à la campagne, planter des poteaux télégraphiques. En effet, jamais éboueur n'avait été autant ovationné…
Avec la fin de la guerre froide, Zatopek pu parcourir le monde et recevoir un grand nombre de récompenses.

 

Zatopek se contentait de ce qu'il avait, il ne cherchait pas forcément la gloire et encore moins l'argent. A l'heure où l'argent envahit le sport avec les effets pervers qui l'accompagnent, il serait bon de se rappeler cette phrase d'Emil Zatopek "un coureur doit courir avec des rêves dans son cœur, et non pas de l'argent dans sa poche''





Né le 13 juin 1982 à Bekoji en Éthiopie. Encore tout jeune, il dispose d'un palmarès déjà impressionnant :
Jeux Olympiques
           Champion Olympique du 10 000 m aux Jeux Olympiques d'été de 2004 à Athènes
           Médaille d'argent du 5 000 m aux Jeux Olympiques d'été de 2004 à Athènes

Championnats du monde d'athlétisme
           Champion du monde du 10 000 m aux Championnats du monde d'athlétisme 2005 à Helsinki
           Champion du monde du 10 000 m aux Championnats du monde d'athlétisme 2003 de Paris (France)
           Médaille de bronze du 5 000 m aux Championnats du monde d'athlétisme 2003 de Paris (France)

Championnats du monde de cross
           Champion du monde de cross courte distance en 2002, 2003, 2004, 2005           Champion du monde de cross longue distance en 2002, 2003, 2004, 2005



 Recordman du monde du 5000 et du 10000 sur piste :

2004, Hengelo (Pays bas) : 12'37''35
2005, Bruxelles (Belgique) :
26'17''53

                               
Aussi à l'aise sur piste qu'en cross, il est le digne du successeur d'Haile Gebreselassie. La mort de sa fiancée l'a beaucoup touché, mais il n'a pas perdu l'envie de se battre pour autant, il est mentalement très fort, en témoigne son dernier record du monde.



Son frère de 18 ans réalise lui aussi de belles performances, il devrait faire parler de lui d'ici peu.

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